Le Cercle Bolivarien de Paris ainsi que le Collectif ALBA FRANCE étaient présents au « Village du Monde » à la Fête de l’Humanité 2016.

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Le Cercle Bolivarien de Paris ainsi que le Collectif ALBA FRANCE étaient présents sur le stand 984 dans l’avenue Che Guevara du « Village du Monde » à la Fête de l’Humanité 2016.
Une Table Militante y a été installée avec de nombreuses informations sur tous les pays de Notre Amérique ainsi qu’une expose d’affiches et de drapeaux de nos pays. Le programme mis en place a  été respecté dans sa totalité, en y ajoutant le dimanche l’exposition « Les droits des Hommes au Mexique : Oaxaca, Chipas, Guerrero ».
 
Dans la matinée du vendredi 9, nous avons assisté à l ‘Espace Collectivités (IDELIA) où était réservé un espace spécialement dédié à la République de Cuba, et où ont été présentées toutes les avancées de la coopération entre la France et Cuba dans différents secteurs économiques. Dans cet espace, étaient présents Son Excellence l’Ambassadeur de la République de Cuba, Hector Igarza,  le Député de la République de Cuba Jorge Gomez, la Députée Mariela Castro directrice de CENESEX, le représentant du parti Communiste de Cuba, Juan Valdez, un représentant du tourisme de Cuba ainsi que les autres membres de la délégation de l’Ambassade. Cette manifestation suivie par un large public, était organisée et présentée par le président et les membres de l’association Cuba Coopération France.
 
A 18h00, a eu lieu l’inauguration de l’Espace du Cercle Bolivarien de Paris et du Collectif ALBA France, s’est exprimée Son Excellence l’Ambassadeur de la République Bolivarienne du Vénézuela, Hector Michel Mujica; Son Excellence l’Ambassadeur à l’UNESCO Luis Alberto Crespo; le député de la République de Cuba, Jorge Gomez qui nous a honore de sa présence et le Responsable du parti Communiste de Cuba, Juan Valdez qui ont donne un discurso chaleureux sur le Venezuela, de même que la première secrétaire des Affaires Politiques de l’Ambassade de la République de Cuba, Yurielkis SARDUY ; ainsi des représentants de l’Union des Etudiants Communistes de Paris, deux représentants de l’Association Solidarité Bolivarienne-Provence ; le Mouvement socialiste Bolivarien France ; France Cuba Paris ; Donde Estan Uruguay ; MAPRA ; Agir contre le colonialisme ainsi que de nombreux amis et sympathisants de la Révolution Bolivarienne et de Notre Amérique.
 
Jusqu’à 21h00, nous avons eu à cœur d’informer le public qui s’intéressait à notre Espace et à sa Table Militante de la situation de Notre Amérique : succès obtenus, situation actuelle et défis face aux assaut de l’impérialisme et de ses alliés de droite dans tout notre continent. Nous avons insisté sur le fait que l’Amérique Latine et les Caraïbes étaient ZONE DE PAIX du Monde, produit des accords politiques ratifiés au sein de nos organismes d’intégration : CELAC, ALBA-TCP ; UNASUR ; MERCOSUR ; PETROCARIBE .
 
Le samedi 10 septembre, de 11h00 à 13h00 a eu lieu le débat « Tensions et Visions sur le Référendum révocatoire au Venezuela » présenté par Isis Solorzano, avocate vénézuélienne, qui nous a fait connaître avec grande clarté professionnelle, les aspects juridico-normatifs des différents référendums existant dans la Constitution Bolivarienne du Vénézuela ; les expériences précédentes des référendums révocatoires réalisées dans le pays ; le rôle transparent qu’a eu le Conseil National Electoral dans tous les rendez-vous électoraux ( maires, gouverneurs, président et députés) et dans les différents référendums révocatoires demandés contre les maires (2007) et celui contre le président (2014), et le Référendum approbatoire de l’amendement Constitutionnel (2009). Elle a expliqué le contexte politique actuel – national et international – de la demande de la droite vénézuélienne de solliciter un référendum révocatoire présidentiel, par lequel elle manipulé l’impartiale du CNE de même ne reconnais pas la procédure existante pour les référendums qu’eux-même en d’autres occasions a utilisé. Les personnes présentes ont fait part à Isis Solorzano des différentes questions qu’elles se posaient et ont exprimé leur satisfaction d’avoir pu connaître avec plus de détail, tous les aspects juridiques, politiques et médiatiques présents dans cette  situation.
 
A partir de 14h00 et jusqu’à 16h00 a eu lieu l’intervention « Situation actuelle de la République Bolivarienne du Vénézuela » par Son Excellence l’Ambassadeur Hector Michel Mujica. Son exposé a permis de placer dans le contexte national et international la guerre économique, politique et médiatique que le Vénézuela connait depuis les débuts de la présidence d’ Hugo Chavez jusqu’à l’actuel présidence de Nicolas Maduro. Il a expliqué les différentes stratégies qui ont été utilisées et les conséquences qu’elles ont eu sur la population vénézuélienne, spécialement la situation économique et surtout l’idée qu’a voulu présenter la droite au niveau international qu’il existe une situation de crise dont elle seule, la droite, pourrait venir à bout. L’ambassadeur a alors mis en avant la grande désorganisation et les échecs que la droite a connu jusqu’à présent. Après un riche échange avec les personnes présentes, celles-ci ont exprimé leur totale solidarité avec la révolution Bolivarienne et avec le Président Nicolas Maduro. 
 
Cette première partie de débat s’est achevée par la présentation du chanteur-compositeur vénézuélien, Thomas de Aquino.
 
De 17h30 à 20h00, est intervenu le journaliste français Maurice Lemoine qui a débattu sur le thème «  Amérique latine : Démocratie en danger ». Lors de son exposé, Lemoine a rappelé les antécédents de tentatives et de coups d’Etat en Amérique Latine ; la montée de projets politiques progressistes qui sont arrivés au pouvoir dans la région ; les succès obtenus dans le domaine de la justice sociale des  « peuples » reconnus par les organismes internationaux ; les erreurs et obstacles de la gauche ; les stratégies politiques de la droite en Amérique Latine et la façon dont les actions de la droite ( qui ne sauraient être permises dans les pays développés car trop antidémocratiques) sont présentées dans les milieux internationaux comme les actions d’une droite « démocratique » pour la défenses de « droits humains », manipulant de cette façon un public peu imprène (Exemples : les coups parlementaires et coups d’Etat, les actions violentes « as guarimbas y la salida », les ingérences des pays et organismes internationaux, les articles, programmes radios et télévisés de journalistes et d’ONG se disant « impartiaux »).
La présentation de chiffres et d’arguments a permis à l’assistance de comprendre la complexité des situations confrontée et que rencontre actuellement l’Amérique latine, où la notion de « démocratie » a été manipulée par les intérêts d’ordre économique et politiques des centres de pouvoir international. Il a reconnu une avancée dans l’organisation du peuple (associations, mouvements, rencontres) qui fait d’aujourd’hui un moment singulier dans l’équilibre des forces de gauche, car elles ne reposent plus seulement dans les actions des leaders ou partis d’avant-garde mais aussi dans les manifestations spontanées du peuple qui descend dans la rue défendre ses droits. Mais selon Lemoine, la très longue histoire d’ influence de surconsommation et de patrons capitalistes est difficile à dépasser et fait barrage à des changements plus profonds en Amérique Latine et dans la Caraïbe.
 
Tout au long de la journée du samedi, avant, pendant et après les débats, la Table Militante est restée active et ce jusqu’à 22h00.
 
Dimanche 11, la table Militante s’est installée à 10h00 et dès 12h00 et jusqu’à 13h00, Tomas de Aquino a animé l’espace d’un répertoire de musique révolutionnaire et de quelques boleros latino américains.
 
A 15h00, Laura Rosa Franchi et Carlos Arguelles, membres de l’Assemblée des citoyens argentins en France, ont interprété de morceaux de musique argentine et latino-américaine pour introduire  le débat « L’Argentine résiste : respect des droits humains fondamentaux, libération de Milagros Salas et des membres de l’organisation Tupac Amaru » présenté par Maria Laura Stirnemann, membre du Comité pour la libération de Milagros Salas et qui fait partie de l’Assemblée des citoyens argentins en France.
 
A travers l’exposé de Maria Laura, nous avons pu comprendre comment dans son histoire récente, l’Argentine est passée d’un processus de répression militaire de l’Etat à un processus d’ouverture « démocratique » avec des périodes totalement distinctes, où le dernier en date, incarné par les kisnéristes, a permis la renaissance et la croissance du tissu social qui a donné beaucoup de liberté à l’organisation des personnes.
Dans ce nouveau contexte, forte d’un passé de luttes depuis les années 90, Milagros Salas d’origine indigène réalise des actions pour sortir, avec sa communauté, d’un état de pauvreté extrême à Jujuy, région nord de l’Argentine. En 2003, son organisation, « Tupac Amaru » reçoit une subvention pour un plan d’aide au développement intégral des communautés les plus pauvres, qu’elle mettra en œuvre avec son groupe en parvenant à auto-entreprendre la construction de 8000 logements sociaux, à créer 120 coopératives de production ainsi que des écoles, des centres de santé, de culture et de loisir, allant jusqu’à regrouper 70000 personnes au sein de son organisation. Ce projet a remporté tellement de victoires qu’il a été reconnu au niveau international.
En 2015, Milagros Salas est élue députée au Parlasur (parlement du MERCOSUR) avec 8 millions de votes, pour défendre les droits des populations indigènes de la région. Mais l’arrivée de la droite au pouvoir, en Argentine, a fait que depuis le 16 janvier 2016 le gouverneur de la province de Jujuy, Gerardo Morales, a arrêté Milagros Salas sans avoir eu recours à aucun procédé légal, l’a mise à disposition du pouvoir exécutif ne mettant pas en avant l’immunité parlementaire de la députée, ce qui en fait la première prisonnière politique argentine de Mauricio Macri et de son gouvernement. Sa libération est une exigence fondamentale, car avec sa privation de liberté, on assiste à l’instauration de nouveau du régime de répression que l’Argentine a connu à l’époque de la Dictature. Le public présent a pu comprendre non seulement la gravité de ce cas, mais aussi le contexte général de l’Argentine que, bien qu’elle ait avancé dans la démocratisation de ses institutions et la redistribution de la richesse nationale, en atteignant les secteurs les plus touchés, a encore besoin de temps pour que la culture et les valeurs des Argentins se délestent de pratiques individualistes qui empêchent de comprendre et de multiplier des expériences comme celles de l’organisation « Tupac Amaru ». Mais le peuple argentin est dans la rue, exigeant ses droits et résistant aux assauts du néolibéralisme sauvage que Macri impose actuellement au pays.
 
Pour terminer le cycle de débats programmés par l’Espace du Cercle Bolivarien de Paris et du Collectif ALBA FRANCE, nous avons pu compter avec la participation de Rosa Guerrera avec son exposé «  Les Droits Humains au Mexique : Oaxaca, Chipas, Guerrero ». A cette occasion, Rosa a rappelé les antécédents des luttes du peuple mexicain et comment depuis de nombreuses années le corps enseignant est devenu la voix de la conscience du peuple. Les revendications pour une amélioration des conditions de travail passent par la nécessité de fortifier les valeurs de travail honnête, de travail juste, de travail solidaire pour donner l’exemple aux nouvelles générations.  Mais leurs luttes ont été si intenses que aussi bien l’Etat que tous les acteurs liés à la répression et au narcotrafique voient en ces maîtres et enseignants un danger pour leurs affaires. Le nombre et la systématisation des violations des droits humains des mexicains est chaque fois plus forte. Le harcèlement policier et médiatique par le gouvernement est permanent et empêche qu’un véritable dialogue s’instaure entre le peuple et le gouvernement. La disparition des 43 étudiants de Ayotzinapa est un des cases les plus grotesques et cruels de violation des droits humains ces dernières années, sa médiatisation par les mouvements sociaux a aidé à rendre visible une situation répétée de répression policière en lien avec des bandes de délinquants qui agissent sous la protection de l’Etat. Cependant, les cas se poursuivent à Iguala, Oaxaca, à Veracruz-Guerrero où des jeunes ont disparu, au Chiapas et ainsi de bien d’autres disparitions forcées qui ont lieu sous la protection des institutions de l’Etat et du gouvernement d’Enrique Peña Nieto. L’appel international à la solidarité et à la défense des Droits de l’Homme au Mexique est une exigence de la lutte des instituteurs mexicains, des secteurs paysans organisés, des familles des migrants mexicains et d’autres nationalités qui rendent compte de la gravité des faits et de l’absence de réponse de la part de l’Etat et du gouvernement. Les personnes présentes lors de l’exposé de Rosa Guerrero ont exprimé leur préoccupation face à la méconnaissance d’un tel état de fait en France, apportant leur soutien moral mais aussi se disant prêts à participer aux actions de dénonciations de la situation au Mexique. Rosa Guerrero a achevé son exposé en criant : «  Se fueron vivos y los queremos vivos !!!» («  Ils sont partis vivants et nous les voulons vivants !!! ») le cri emblématique pour les 43 jeunes disparus à Ayotzinapa.
 
La Table Militante a poursuivi son travail jusqu’à 20h00 ce dimanche 11 septembre, remplissant ainsi son objectif de faire connaître au public français et international réunis lors de cette Fête de l’Humanité, la situation de NOTRE AMERIQUE.
 
Nous tenons également à signaler que les membres de nos organisations ont visite et salue les Espaces de France Cuba, Cuba Linda, Granma, Cuba Coopération, Cuba si, Colombianos (PC) y por la PAZ et l’Union des Jeunes Communistes de Paris, avec lesquels nous entretenons des relations de fraternité et de solidarité depuis de nombreuses années. 
 
Aussi nous voulons remercier spécialement a tous et toutes les exposants ainsi que les permanences dans la Table Militante de Ly Jeanne, Andrea Medrano et Maigualida Rivas Santana et la collaboration de Tomas de Aquino, Marie Flexor et Guy Maunoury aussi membres du Cercle Bolivarien de Paris et du Collectif ALBA France.  De même un remerciement spécial a Juan Manuel Borregales, Conseiller des affaires politiques de l’ambassade de Venezuela en France, de Manuel Estrada 1er secrétaire des affaires presses et de Juan Antonio Casado assistant des affaires presses et politique de la même ambassade. Nos remerciements également a Hugo Ortega assistant de l’ambassade de Nicaragua en France.
 
Nous voulons remercier profondément l’appui des Ambassadeurs des Délégations mais aussi auprès de l’Unesco de la République Bolivarienne de Venezuela, de la République de l’Etat Pluriculturel de Bolivie, de la République de Cuba et de la République de Nicaragua en France. Sa présence dans l’espace en plusieurs occasions nous montre ses engagements auprès des mouvements sociaux solidaires avec Notre Amérique.
 
A toutes les associations de Notre Amérique et les sympathisants qui ont été présents tant dans la table militante comme dans les différents débats organisées par  l’Espace du Cercle Bolivarien de Paris et du Collectif ALBA France nos plus sincères remerciements et notre solidarité envers vos luttes qui sont les nôtres aussi. Nous espérons pouvoir continuer le travail  d’unité et combattre tout au long de l’année et nous donnons rendez-vous lors de la prochaine fête de l’humanité 2017.
 
 
Paris, 9, 10 et 11 septembre 2016.
Pour le Cercle Bolivarien de Paris et du Collectif ALBA France
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