Communiqué

Communiqué

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Dans l’histoire récente de l’Amérique Latine, nous trouvons des changements fondamentaux dans le domaine politique, économique, culturel et social qui montrent un réveil des peuples qui s’organisent, défendent leurs droits et assument leurs devoirs en tant qu’êtres humains dans des conditions d’égalité dans le monde. De la même façon, les mouvements, les partis politiques de gauche et les leaders ont compris que les luttes dépassent les théories et les modèles et ont atteint la symbiose entre l’histoire et les peuples. On observe un processus de compréhension et de récupération de figures comme  Bolívar, Martí, Sandino, Zapata parmi tant d’autres leaders américains qui ont agi pour conquérir l’indépendance, la souveraineté, la justice sociale, le respect des cultures originelles et le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Même si ces forces se sont exprimées, récemment, par la présence de gouvernements progressistes de gauche dans plusieurs pays latino-américains (Cuba, Venezuela, Bolivie, Equateur, Nicaragua, entre autres), nous voyons aussi comment les Etats-Unis sont intervenus pour renverser des gouvernements à l’aide d’artifices juridiques qui correspondent aux nouveaux coups d’Etat « doux » qui s’opposent à l’utilisation de militaires réactionnaires (Honduras, Paraguay, Brésil) et nous voyons aussi le soutien que les Etats-Unis ont apporté aux conservateurs nord-américains et aux institutions « destinées à instaurer la démocratie » (USAID, NED, CIA) pour donner une impulsion aux droites locales pour renverser « électoralement » les gouvernements progressistes (Argentine, Pérou).

Cependant, leur politique la plus importante consiste à étrangler financièrement et économiquement les pays qui ne partagent pas leurs intérêts. Preuves en sont : le blocus de plus de 50 ans imposé à Cuba et les actions qu’ils ont menées à bien au Chili lorsqu’Allende est arrivé au pouvoir, ce qu’ils ont fait avec la République Bolivarienne du  Venezuela contre Chavez et maintenant contre Maduro et ce qu’ils font avec le  Nicaragua Sandiniste.

Le Nicaragua, depuis l’accession au pouvoir, pour la seconde fois, du Front  Sandiniste de Libération Populaire, a vu une renaissance économique, sociale et politique. Avec des chiffres reconnus par les organismes internationaux, le Nicaragua a réduit la pauvreté et les inégalités sociales avec des programmes alimentaires, de logement digne, d’éducation pré-scolaire, primaire et secondaire, de micro-crédits, de remise de titres de propriétés, de renforcement et de soutien de l’agriculture.

Le Nicaragua est considéré comme le pays le plus sûr de toute l’Amérique Centrale. Ses politiques sociales et économiques ont soutenu l’emploi et la stabilité sociale en donnant à des enfants, des jeunes et des adultes la possibilité de faire des études, d’avoir un emploi, d’avoir accès à la santé, au sport, aux loisirs, à la culture en créant ainsi un climat de tranquillité et de rejet d’une vie inutile, banale et délictueuse. Les forces de sécurité de l’Etat, dont l’origine se trouve dans l’armée révolutionnaire, ont su contrecarrer efficacement et dans le respect de l’éthique toutes les tentatives des réseaux de trafiquants de drogues pour s’implanter sur son territoire en appliquant une politique de justice, d’accompagnement social et de protection de la population face à tout délit ou à tout groupe délictueux. C’est pourquoi il mérite le titre de « pays le plus sûr d’Amérique Centrale. »

L’instauration au Nicaragua d’un gouvernement de dialogue et d’alliance avec tous les secteurs dynamiques de la société nationale a permis de créer un climat propice à la réalisation de projets économiques qui vont de la production d’aliments (agricoles et d’élevage), du tourisme écologique et soutenable jusqu’à la production d’une énergie alternative (éolienne) et ont permis une croissance soutenue dès 2006. Cela a été accompagné par des programmes d’investissement public destiné à l’amélioration du réseau de santé, à la construction d’infrastructures éducatives et de voies de communication (routes et ponts) et à générer plus de richesse dans le pays, des emplois et le bien-être pour toute la population.

La stabilité politique et sociale que vit le Nicaragua est la conséquence de l’action du gouvernement révolutionnaire du Front Sandiniste de Libération Nationale qui a su engager le dialogue et des négociations avec les autres secteurs politiques de la vie du pays en posant toujours en principe le travail pour améliorer, tous les jours, les conditions de vie de la population, pour favoriser une meilleure répartition des richesses nationales et pour garantir la paix et la justice sociale pour lesquelles le peuple et le FSLN ont lutté infatigablement. Tout cela dans le cadre de la Constitution et dans le respect de la souveraineté et de l’autodétermination du peuple.

10 ans de travail et de diminution de la pauvreté et des inégalités sociales qui régnaient dans le pays avant l’arrivée au pouvoir du gouvernement du président Daniel Ortega que l’impérialisme veut déstabiliser à nouveau. Les élections du 6 novembre 2016 pour lesquelles on observe une tendance importante (plus de 55% de la population) à réélire le Commandant Daniel Ortega comme président et à élire, en plus, comme vice-présidente la camarade  Rosario Murillo, actuelle Coordinatrice du Conseil de la Communication et de la Citoyenneté ont provoqué une avalanche de discrédit contre ces 2 combattants et contre les institutions du pouvoir judiciaire et du pouvoir électoral. Une campagne médiatique dans laquelle la petite opposition de droite se présente comme une victime d’un gouvernement qui concentre tous les pouvoirs mais évidemment, ne reconnaît pas toute la croissance économique que nous avons atteinte, qui est elle-même divisée par son avidité de pouvoir et peut recevoir une aide financière de l’empire et qui, actuellement, ne représente aucune alternative électorale.

Cependant, un secteur apatride de la droite nicaraguayenne, en s’alliant avec les représentants les plus réactionnaires de la droite nord-américaine, a obtenu que soit approuvée une « Loi extra-territoriale connue comme  Nica Act » par laquelle on empêche que soit accordé aucun prêt par les organismes multilatéraux de crédit tant que « des élections libres, justes et transparentes » n’auront pas lieu. Ceci constitue une ingérence incontestable des Etats-Unis dans les affaire intérieures d’un pays souverain.

Cette nouvelle ingérence affecte le climat de tranquillité et de paix dans lequel le Nicaragua vit depuis 10 ans, cherche à déstabiliser l’investissement social nécessaire au renforcement de l’économie qui a atteint une forte croissance, cherche à discréditer les institutions établies par un gouvernement de dialogue et d’alliances nationales et à créer un climat d’insécurité et de peur parmi la population en jouant sur l’ombre de la guerre des années 80. Enfin, nous voyons de quelle façon cette action fait partie du processus de nouvelles guerres « non conventionnelles » que les Etats-Unis veulent développer en Amérique Latine pour briser les avancées de la gauche et des processus d’intégration régionale (ALBA, CELAC, PETROCARIBE, CARICOM) et la politique multipolaire inspirée par les pays du sud et par les pays non-alignés.

Nous, en tant que
Comité Européen de Solidarité avec la Révolution Populaire Sandiniste

1)    Condamnons catégoriquement le « NICA ACT » en tant que nouvelle ingérence des Etats-Unis envers le Nicaragua.

1)    Exigeons le respect du  Nicaragua en tant que pays indépendant et souverain régi par sa Constitution, possédant des Institutions régies par la Constitution de la nation, un gouvernement élu avec plus de 65% des voix et dont, le 6 novembre 2016, les citoyens devront élire de nouvelles autorités gouvernementales.

1)    Exigeons que cessent les campagnes de discrédit et de déstabilisation que les médias internationaux organisent contre le  Nicaragua, un pays qui a signé les traités internationaux qui garantissent les droits de l’homme établis dans la Charte des Nations Unies et qui garantit la justice de ses institutions.

1)    Exigeons que les Etats-Unis agissent de façon cohérente et que s’arrêtent les actes législatifs et extra-territoriaux qui ne respectent pas la souveraineté et l’indépendance des nations et l’autodétermination des peuples et ne provoquent que la déstabilisation avec toutes les conséquences sociales et économiques que celle-ci a sur les populations et les déséquilibres géopolitiques dont la paix du continent et du monde n’a pas besoin.

Pour le Comité Européen de Solidarité avec la Révolution Populaire Sandiniste

«Comité français pour la Solidarité avec la Revolution Populaire Sandiniste» (France)

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